Martin Genest, metteur en scène

MARTIN GENEST

Metteur en scène œuvrant depuis une vingtaine d’années au Québec et à l’étranger, Martin Genest s’est taillé une place appréciable dans l’univers des arts de la scène.

Sa démarche de recherche et d’exploration, qui porte sur le concept de quatrième mur – labarrière virtuelle séparant traditionnellement la scène de la salle, caractérise son approche de la  mise en scène. Sa vision singulière de l’utilisation de l’espace scénique et du rapport avec lespectateur – qui place celui-ci en position de mieux vivre l’événement et d’y jouer un rôle parfois malgré lui a été fortement remarquée à travers plus d’une vingtaine de productions, tant dans ses mises en scène de textes dramatiques et ses adaptations théâtrales d’œuvres cinématographiques, que dans ses créations originales pour le cirque.

 Ce sont deux productions hautement saluées par la critique, Festen, Fête de famille (adaptation du film de Thomas Vinterberg), présentée au Théâtre Blanc, et Phèdre, présentée au Théâtre de la Bordée, qui révèlent le metteur en scène au grand public, récoltant au passage plusieurs nominations, notamment pour le Prix de la Meilleure mise en scène et pour le Prix de la Meilleure production, au Gala des Masques 2006 de l’Association québécoise de théâtre.

Sur la scène du Théâtre du Trident, il signe, en 2006, la mise en scène de Jacques et son maître,de Milan Kundera, production fort remarquée qui se mérite plusieurs distinctions, dont le Prix de la Meilleure production, décerné par l’Association québécoise des critiques de théâtre, le Prix de la Meilleure mise en scène, lors de la remise des Prix d’excellence des arts et de la culture de Québec, de même qu’une nomination pour le Masque de la Meilleure Production Québec.

En 2007, après un voyage au Vietnam, il fait une première incursion dans l’univers de l’opéra, en collaborant avec Robert Lepage, à titre de chorégraphe des marionnettes dans Le Rossignol et autres fables, d’Igor Stravinsky, présenté depuis à travers l’Europe.

Accompagné de Pupulus Mordicus, il fait un retour sur la scène du Trident en 2008, avec L’Oiseau vert, mise en nomination pour le Prix de la meilleure mise en scène lors des Prix d’excellence des arts et de la culture de Québec.

Il collabore également avec l’Ubus Théâtre, théâtre intime, mettant en scène Le Périple, production mise en nomination pour le Masque de la Production Région en 2004, de même que L’Écrit et Caminando Avlando, deux spectacles qui voyagent depuis à travers la France,notamment au Festival de marionnettes de Charleville-Mézières, ainsi qu’au Brésil.

Depuis quelques années, son désir d’approfondir et de mieux connaître les liens qui se tissent entre les spectateurs et le spectacle l’a amené à s’intéresser aux arts de la rue, ce qui l’a conduit àcollaborer avec le Théâtre La Tête de pioche, pour qui il a mis en scène Les joyeux Bouchers.

 En 2010, il adapte le film Octobre, de Pierre Falardeau, et en dirige la production, intitulée Octobre 70, au Théâtre Blanc ; la mise en scène et la scénographie, spécialement conçues pour placer les spectateurs en position de juges, sur trois étages, suscite chez eux un regard critique sur les événements d’octobre 70. Cette production se mérite le Prix de la Meilleure mise en scène lors des Prix d’excellence des arts et de la culture de Québec, à l’automne 2010.  

 En avril de la même année, il présente Cabaret Gainsbourg, de Pupulus Mordicus, au Théâtre Périscope. Vif succès, cette pièce présentée en tournée depuis, est également mise en nomination pour la Meilleure production Québec, par l’Association québécoise des critiques de théâtre.

 En 2011, il collabore pour la première fois avec Le Cirque du Soleil, qui l’invite à concevoir et scénariser un projet pour l’Arabie Saoudite.

 La même année, il met en scène L’Opéra de Quat’sous, de Bertolt Brecht, en collaboration avec l’Orchestre dHommes-Orchestres, pour clôturer la saison du Théâtre du Trident. Récipiendaire du prix de la Meilleure mise en scène aux Prix d’excellence des arts et de la culture de Québec 2011, cette production a aussi remporté le prix de la Meilleure production de Québec 2011, décerné par l’Association québécoises des critiques de théâtre.

Toujours en 2011, il conçoit et dirige, en tant que directeur artistique et metteur en scène, leprogramme d’événements et de célébrations marquant le 40eme anniversaire du Grand Théâtre de Québec. Faisant appel à plusieurs grands de la chanson du Québec, il orchestre notamment un spectacle émouvant acclamé par la critique qui salue sa forme et son audace.

 Autre présence au Théâtre du Trident, sa mise en scène de L’Odyssée, en 2012, étonne et conquiert les spectateurs ainsi que les critiques, qui sont unanimes à saluer la richesse et l’originalité du spectacle, de même que sa capacité à toucher et à faire réfléchir à la folie guerrière.

 Son travail avec le Cirque du Soleil se poursuit ensuite pendant la saison 2012-2013, avec laconception et la mise en scène du Hangar des oubliés, dernière édition des Chemins invisibles, qui fait salle comble à Québec pendant toute la période estivale, et qui s’attire les éloges de la critique.

 Au printemps 2014, sa proposition du Bourgeois gentilhomme présentée au Théâtre du Trident, crée une très forte impression chez le public et dans les médias, grâce à une relecture contemporaine, ludique et audacieuse du classique de Molière.

Joyà, un spectacle permanent alliant la performance circassienne, musicale, théâtrale ainsi quel’art culinaire et spécialement conçu pour le Cirque du Soleil, qui est à l’affiche au Mexique depuis l’automne 2014. Sa mise en scène prolonge le travail de recherche engagé autour de l’immersion du spectateur dans l’environnement scénique, de manière à lui faire vivre une expérience sensorielle globale dans un cadre festif unique.

 En 2016 le direction artistique du Théâtre du Trident réinvite Martin à mettre en scène la pièce Lapin Lapin de Coline Serreau. Une production unique à la mise en scène remarquable qui est tout de suite associé à Martin Genest et son approche théâtrale singulière.  

De 2017 à 2019, c’est à titre de directeur artistique qu’il participe à l’élaboration d’un espace technologique permanent au Grand Théâtre de Québec. En collaboration avec les architectes Hatem + D, il élabore un espace polyvalent pour la création et la présentation d’œuvre d’art numérique. Une innovation pour ce genre d’endroit indéniablement tourner vers l’avenir et les arts émergents

 Véritable touche-à-tout, 2018 marque le début d’une belle collaboration avec le Festival de magie de Québec d’abord avec la mise en scène des galas international annuel mais aussi à l’élaboration et l’organisation du Championnat mondial de la Fédération Internationale des Sociétés Magique (FISM) qui aura lieu à Québec à l’été 2021.

 2019 il crée, pour la compagnie de cirque Flip Fabrique, un spectacle de cirque à grand déploiement sur la place Jean-Béliveau et offert par la ville de Québec à la population. Succès médiatique et populaire, le spectacle a en à peine 6 semaines été ovationné par près de 200 000 spectateurs.

 Finalement, pour l’ouverture du Théâtre le Diamant, Robert Lepage confi à Martin un espace à enrichir pour les festivités d’inauguration. En collaboration avec Pierre Robitaille ils créent pour l’occasion une œuvre/installation marionnettique originale qui a su émouvoir les visiteurs et marqué le lancement du lieu au rayonnement culturel unique et inédit.

 

Martin Genest, metteur en scène
Crédit photo : Nicola-Frank Vachon